{"id":560,"date":"2025-11-16T19:48:26","date_gmt":"2025-11-16T18:48:26","guid":{"rendered":"https:\/\/sc1mxog4881.universe.wf\/?page_id=560"},"modified":"2025-11-16T19:49:43","modified_gmt":"2025-11-16T18:49:43","slug":"lydie-rekow-fond-2016-de-leffet-du-montage","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/christinecoblentz.com\/?page_id=560","title":{"rendered":"Lydie Rekow-Fond &#8211; 2016 &#8211; \u00ab\u00a0De l&rsquo;effet du montage\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><strong>Lydie Rekow-Fond<\/strong><br \/><br \/><a href=\"TEXTE_LYDIE_midi_18_2016.rtf\">T\u00e9l\u00e9chargez le texte&#8230; (.RTF)<\/a><br \/><br \/> La p\u00e9nombre d\u2019un espace consacr\u00e9 \u00e0 la projection d&rsquo;images et de vid\u00e9ographies, marque le d\u00e9but du parcours de l&rsquo;exposition. Ce dispositif visuel nous introduit dans le travail de Christine Coblentz\u00a0; le processus de lecture et relecture d&rsquo;images et d&rsquo;espaces en transition devient la m\u00e9taphore du processus de cr\u00e9ation actif dans toute sa d\u00e9marche. Les images d\u00e9filent au rythme des pas de la photographe, surprise par la diversit\u00e9 des angles d&rsquo;approche possibles. Les suites des prises de vue, mont\u00e9es en fondu encha\u00een\u00e9, montrent comment son \u0153il est curieux, amus\u00e9 et parfois inquiet quant au devenir des lieux photographi\u00e9s\u00a0: \u00e0 d\u00e9molir (Usine Valis\u00e8re, 1996) ou \u00e0 transformer (Le Magasin-CNAP, 1983\u00a0; La Grange du Boissieu, 2011). Le montage fait \u00e9galement appara\u00eetre quelques objets, traces, situations ou points de vue avant coureurs des motifs qu&rsquo;un jour l&rsquo;artiste a retenus dans son activit\u00e9 plastique.<br \/><br \/> Ces recherches sur l&rsquo;image photographique d\u00e9gagent certains aspects significatifs de cette fa\u00e7on si singuli\u00e8re de voir et de se saisir du monde. Elles s&rsquo;inscrivent au titre d&rsquo;une m\u00e9thode de travail qui s&rsquo;attarde moins sur l&rsquo;un au profit de l&rsquo;ensemble.<br \/><br \/> Dans la premi\u00e8re salle d&rsquo;exposition, l&rsquo;organisation des \u0153uvres suit cette logique cin\u00e9matographique. Dans un rapport de proximit\u00e9, les dessins, photographies ou peintures sont en conversation, sans distinction de genre ni ordre chronologique, comme en attente de montage. Le choix sc\u00e9nographique de l&rsquo;artiste veut conserver aux \u0153uvres individuelles le caract\u00e8re d&rsquo;\u00e9chantillon \u00e0 appr\u00e9hender par rapport (et dans) l&rsquo;ensemble vaste de la d\u00e9marche. Dans la mesure o\u00f9 la confrontation d&rsquo;un dessin ancien avec une photographie r\u00e9cente \u00e9nonce les inlassables aller et retour du regard de l&rsquo;artiste dans le temps et les espaces sur un m\u00eame motif, l&rsquo;id\u00e9e de cabinet de curiosit\u00e9s convient pour qualifier cette vision globalisante d&rsquo;un monde ponctu\u00e9 de d\u00e9tails. Des objets de diverses natures cohabitent et dialoguent, se trouvant reli\u00e9s par analogies th\u00e9matiques ou formelles. Une \u0153uvre isol\u00e9e n&rsquo;est jamais innocente et pure, elle n&rsquo;est pas ici par hasard\u00a0; m\u00eame si elle traite d&rsquo;incertitudes, elle sert \u00e0 penser et \u00e0 articuler l&rsquo;ensemble d&rsquo;un d\u00e9veloppement pour participer \u00e0 la pens\u00e9e, la conduire, ponctuer un argument formel, ou anticiper une s\u00e9rie \u00e0 venir.<br \/><br \/> \u00c0 partir de grains de poussi\u00e8re de poivrons s\u00e9ch\u00e9s, s&rsquo;esquissent ainsi des \u00ab\u00a0id\u00e9es de nuages\u00a0\u00bb. Belles m\u00e9taphores du temps au rythme de la dur\u00e9e des t\u00e2tonnements et de la pers\u00e9v\u00e9rance, de la mati\u00e8re vers sa disparition, du passage du vent donn\u00e9 \u00e0 l&rsquo;oubli. La derni\u00e8re salle d&rsquo;exposition s&rsquo;ouvre largement sur un jardin. Christine Coblentz a d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;int\u00e9grer au parcours cette vue paysag\u00e8re \u2013 cette image \u2013 en provoquant quelques renvois et allusions \u00e0 la notion de point de vue, si fortement inscrite dans sa d\u00e9marche. Un mur est ponctu\u00e9 de cercles nuageux color\u00e9s. Ils permettent de basculer la vision du proche au lointain, et de contribuer \u00e0 la perte des rep\u00e8res spatiaux et temporels.<br \/><br \/> De la semi obscurit\u00e9 de la salle d&rsquo;introduction (camera obscura) \u00e0 la luminosit\u00e9 des salles sup\u00e9rieures (vue paysag\u00e8re), le parcours voulu par l&rsquo;artiste entre en osmose avec le sens du travail lui-m\u00eame. Le visiteur est pris dans le processus m\u00eame d&rsquo;un travail de cr\u00e9ation, il est convi\u00e9 \u00e0 r\u00e9aliser un montage \u00e0 partir d&rsquo;une diversit\u00e9 d&rsquo;objets au statut variable. Tous concourent \u00e0 l&rsquo;ensemble, se r\u00e9pondant ou se contrariant. Ils d\u00e9finissent de concert les caract\u00e8res d&rsquo;une d\u00e9marche fouineuse \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de son propre champ, introspective et d\u00e9viante, et ils montrent comment le travail des images que m\u00e8ne Christine Coblentz depuis pr\u00e8s de trente ans, avec des images produites ou captur\u00e9es, conduit l&rsquo;id\u00e9e o\u00f9 elle se dessine, germe et se d\u00e9cline \u2013 comment elle s&rsquo;affirme dans la dur\u00e9e et en toute coh\u00e9rence.<br \/><br \/><strong>2016<\/strong><br \/><br \/><br \/> Lydie Rekow-Fond est Docteure H.D.R. en Esth\u00e9tique et Sciences de l&rsquo;art. Elle enseigne l&rsquo;Histoire et la Th\u00e9orie de l&rsquo;art contemporain \u00e0 l&rsquo;ENSBA-Lyon et \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Saint-\u00c9tienne.<br \/><br \/> Apr\u00e8s une activit\u00e9 de galeriste (1987-2005. Ses travaux de recherche couvrent une diversit\u00e9 de pratiques artistiques contemporaines\u00a0; elles interrogent les limites et le devenir des formes de l&rsquo;art contemporain.<br \/><br \/> Elle a publi\u00e9 un essai monographique\u00a0: \u00ab\u00a0Paul-Armand Gette, La passion des limites\u00a0\u00bb (\u00e9d. L&rsquo;Harmattan, 2012) et vient de terminer une autre \u00e9tude esth\u00e9tique, \u00ab\u00a0Roger Ackling, o\u00f9 point l&rsquo;invisible\u00a0\u00bb, \u00e0 para\u00eetre en 2016 (\u00e9ditions Peter Foolen, avec le soutien du Cnap).<br \/><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"signature.png\" alt=\"\" width=\"151\" height=\"130\" \/><\/p>\n\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"pagelayer_contact_templates":[],"_pagelayer_content":"","footnotes":""},"class_list":["post-560","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/christinecoblentz.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/560","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/christinecoblentz.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/christinecoblentz.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/christinecoblentz.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/christinecoblentz.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=560"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/christinecoblentz.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/560\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":562,"href":"https:\/\/christinecoblentz.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/560\/revisions\/562"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/christinecoblentz.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=560"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}